Les usagers de nos services demandent :



à être écoutés, au moment où ils ont besoin de l’être, ce qui suppose qu’on se rende disponible pour le faire;

à être compris, malgré parfois leurs difficultés à s’exprimer, ce qui signifie qu’on respecte les limites et le rythme de la personne;

qu’on s’adresse à eux comme on s’adresserait à toute autre personne du même âge, sans discrimination, ce qui veut dire qu’on parle évidemment dans la même langue que la personne, qu’on utilise le même ton qu’on prendrait avec une autre personne ( ex.: un collègue, un ami ) et qu’on s’exprime dans le même langage qu’avec toute personne du même âge;

à se sentir à leur place chez eux, et non se sentir de trop ou se voir imposer des visiteurs, ce qui nous amène à entrer chez eux autrement que dans un point de service, mais plutôt comme nous le ferions chez toute autre personne, soit en frappant à la porte avant d’entrer, en nous nommant lorsque nous y allons pour la première fois et en indiquant ce que nous venons y faire;

qu’on reconnaisse et exploite leurs forces, puis qu’on évalue leurs besoins, pour mieux favoriser le développement de leur autonomie;

qu’on leur offre la stabilité, au regard des interventions, des intervenants et de leur lieu de résidence;

qu’on leur offre la protection et la sécurité, dont ils ont besoin.



qu’on respecte leurs droits et libertés comme on le ferait pour toute autre personne, du même âge, sans discrimination, ce qui veut dire qu’on doit parfois voir à ce que l’usager soit secondé dans l’exercice de ses droits et libertés par un représentant significatif;

à être informés, impliqués, et écoutés, dans toutes les décisions qui les concernent;

à décider pour eux-mêmes, malgré parfois les inconvénients qui peuvent accompagner certaines décisions;

à choisir pour eux-mêmes, malgré parfois les inconvénients qui peuvent accompagner certains choix ( ex.: au plan des relations interpersonnelles, alimentaire, vestimentaire, loisirs, heures de lever et de coucher );

à avoir de l’intimité, lors de conversations téléphoniques, lors de rencontres avec un-e ami-e, lors de la visite d’un membre de leur famille, lorsqu’ils font leur hygiène personnelle ou lorsqu’ils vont à la toilette, comme nous le ferions pour toute autre personne, soit en frappant à la porte avant d’entrer dans la salle de bain, dans la chambre ou ailleurs;

à avoir la possibilité de vivre leur sexualité, avec le partenaire de leur choix;

qu’on respecte leurs biens personnels;

qu’on respecte leur langue, leur culture, leurs croyances, leur religion;

qu’on respecte leur intégrité physique;

qu’on respecte leurs compétences, leurs limites, leur rythme.



que le code d’éthique soit présenté et expliqué à tout nouvel usager des services de l’établissement;

qu’on respecte la confidentialité des infor-mations personnelles qui les concernent, comme on aimerait qu’on le fasse pour nous-mêmes, que ces informations aient été obtenues par écrit, verbalement ou autrement, ce qui veut dire qu’on doit respecter la Loi sur l’accès à l’information, de même que la Loi sur les services de santé et les services sociaux en matière de tenue de dossiers des usagers;

que les employés interviennent sans abuser de leur statut ou de leur pouvoir;

à être secondés dans les choix, les décisions qu’ils ont à prendre et accompagnés, plutôt qu’influencés, par les intervenants;

qu’on tienne réellement compte de leurs choix, ( ex.: choix du lieu de résidence; choix des personnes avec qui ils vivent; choix de la personne avec laquelle ils partagent leur chambre );

que l’usage de mesures de nature punitive, corrective ou aversive soit exceptionnel et réglementé;

que les interventions soient au service des usagers et non des structures ( ex.: le choix du moment auquel les usagers font leur toilette, les heures de lever lorsque les usagers sont en congé, les heures de coucher );

que les intervenants se remettent en question dans leurs attitudes face aux usagers qui présentent des troubles du comportement; qu’ils prennent une distance par rapport à leur façon de réagir face à certains comportements; qu’ils se concertent en équipe sur ces questions;

qu’on leur propose réellement des alternatives en matière de vacances, de loisir, de menus, de travail, mais qu’on respecte leur choix même si ce ne serait pas le nôtre;

à participer réellement à l’élaboration de leur plan de services individualisé ( P.S.I. )et de leurs plans d’interventions individualisés ( P.I.I. ), de même qu’à toute autre décision qui les concerne;

qu’on ne fasse pas de harcèlement ou d’acharnement thérapeutique;

qu’on respecte le droit de l’usager de refuser un service;

qu’on respecte le droit de l’usager de ne plus avoir besoin de nos services.